Au cœur de l’hiver, une célébration rabbinique : la fête des lumières

Hanouka compte parmi les fêtes juives les plus festives de l’hiver. Cette célébration rabbinique, non originaire de la Tora, commémore une victoire militaire pour la religion hébraïque. Aussi connue comme la fête des lumières, elle est célébrée en fin d’année.

Hanouka

La différence entre Hanouka et Noël

En s’inscrivant dans le calendrier hébreu, la date de Hanouka varie d’une année sur l’autre dans le calendrier grégorien. Cependant, elle se déroule toujours en fin d’année, sur les mois de novembre ou de décembre, et est ainsi parfois assimilée à un Noël juif. Il n’y a cependant aucun rapport entre ces deux fêtes. Dans la religion chrétienne, Noël est la célébration de la naissance de Jésus Christ. Hanouka, pour sa part, commémore la victoire militaire des Maccabées sur les troupes syriennes d’Antiochus Epiphane qui proscrivaient la religion juive au profit des croyances polythéistes grecques, et la reconquête du temple de Jérusalem.

Les festivités de fin d’année au moment de Hanouka

La fête de Hanouka s’étend sur huit jours. Cette durée s’explique par le miracle de l’huile. Une fiole presque vide aurait en effet brûlé durant huit jours au temple reconquis. Il est ainsi de coutume d’allumer au fil des jours la hanoukkia, un candélabre à neuf branches, la neuvième bougie, plus haute au centre, permettant d’allumer les huit autres du chandelier. Cette hanoukkia symbolise la victoire de la lumière sur les ténèbres. En plus de ce chandelier, d’autres traditions entourent Hanouka. Il est ainsi de coutume d’offrir des pièces d’argent aux enfants, remplacées progressivement par des cadeaux, de pratiquer le jeu des toupies, ou encore de déguster des beignets de pommes de terre et des plats frits dans l’huile.

Une fête des lumières polémique : une célébration rabbinique rejetée par certains

Bien que très largement célébrée, Hanouka ne fait pas l’unanimité parmi les israélites. En effet, s’agissant d’une fête rabbinique, certains la rejettent au motif qu’elle n’est pas inscrite dans la Tora. Or, selon cette dernière, Moïse aurait demandé de ne rien retirer ni ajouter à ses commandements. Ainsi, Hanouka ne respecterait pas les paroles du prophète.


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