Avant le passage au cycle solaire, l’Huryaku rythmait la vie du Japon

Du VIe siècle jusqu’en 1872, les Japonais utilisaient le calendrier Huryaku, mis au point par Abe Yasukuni, Shibukawa Kukyu et Nishiyama Seikyu, avec pour référence le calendrier luni-solaire chinois. C’est ensuite le calendrier grégorien (donc solaire) occidental qui a été adopté et qui est encore utilisé aujourd’hui. En 1876, janvier est devenu officiellement le premier mois de l’année au Japon.

japon

Une touche nippone au calendrier occidental

Bien que les Japonais utilisent le calendrier grégorien, le système garde son originalité, notamment en ce qui concerne les années. Tout d’abord, l’ordre de lecture est inversé par rapport aux habitudes européennes : l’année vient en premier, puis le mois et le jour. De plus, sur de nombreux documents, dont tous les officiels, les années sont décomptées selon l’ère de l’empereur en fonction. Ainsi, 2015 correspond à l’année 27 de l’ère Heisei, l’empereur Akihitorégnant depuis 1989. À la mort de l’empereur, le compteur recommence à 1.

Quelques notions calendaires de japonais

En ce qui concerne les mois et les semaines, le calendrier japonais est découpé comme le grégorien, en douze mois d’une trentaine de jours, mais la semaine commence le dimanche. Le nom des mois est composé du chiffre auquel on accole le suffixe « gatsu ». Par exemple, janvier est le mois no 1, donc itchi, ce qui donne « itchi-gatsu ». On peut aussi parfois trouver le nom traditionnel hérité du calendrier Huryaku, dans un style plus littéraire. Les jours de la semaine ont chacun leur nom propre. Quant aux différents jours du mois, la plupart sont formés du numéro du jour avec le suffixe « nichi », mais il existe plusieurs noms irréguliers.

L’adaptation au cycle solaire

Le passage du système luni-solaire au cycle solaire a posé quelques soucis de compatibilité, en plus de fixer le premier mois de l’année à janvier. Ainsi, la date de certaines fêtes traditionnelles était en avance de trois à sept semaines. Afin de remédier à cela, le gouvernement a mis en place des compromis sous le nom de tsuki-okure (délai d’un mois) et Chureki (calendrier éclectique). Ces dispositions permettent de décaler les célébrations séculaires afin qu’elles trouvent leur place dans le calendrier grégorien.


Cet article vous a plu ? Partagez-le !


Articles à lire aussi :

Calendriers chinois, juif et indien: 3 calendriers luni-solaires

Samaritains : calendrier découpé en fonction du cycle de Meton

Une vie au rythme du calendrier luni-solaire pour les Tibétains