Un cycle de 744 mois sur 60 années pour conjuguer lune et soleil

Le calendrier utilisé aujourd’hui par les Tibétains est officiellement entré en vigueur en 1027. Il fonctionne selon le système luni-solaire, qui prend en compte les cycles à la fois solaire et lunaire. Ce système implique quelques arrangements sur les mois afin de pallier la différence de course entre le soleil et la lune au cours d’une année.

tibet

Pas de siècles dans le calendrier tibétain

Le calendrier tibétain fonctionne par cycles de soixante ans en lieu et place des siècles du calendrier grégorien. Une année tibétaine démarre lorsque le soleil entre dans la constellation du bélier, ce qui correspond au mois de février ou mars. Les années prennent le nom de douze animaux différents, complétés par cinq noms d’éléments, afin d’atteindre les soixante ans. Ainsi, le cycle démarre l’année du lièvre de feu et se termine l’année du tigre de bois. Les années comportent douze mois. Cependant, afin de faire correspondre le cycle lunaire au cycle solaire, tous les trente mois un mois supplémentaire est ajouté. Il prend le nom de celui qui le précède.

Un rythme luni-solaire qui implique quelques arrangements

Les mois sont appelés « lunaisons ». Elles commencent avec la nouvelle lune et durent 30 jours. La lunaison doit impérativement se terminer sur le jour portant le numéro 30. Ainsi, pour ajuster le mois sur le cycle lunaire de 29,53 jours, il existe des jours « doublés » et des jours « sautés ». Le jour doublé porte le numéro du jour précédent. Les lunaisons ne portent pas de nom, elles sont désignées par un numéro entre 1 et 12. Les semaines débutent le dimanche et comportent sept jours, dont les noms sont inspirés d’objets célestes, comme dans le calendrier chrétien.

Des prénoms indémodables au fil des années

Les enfants nés un dimanche, un lundi, un mercredi ou un vendredi reçoivent fréquemment pour nom celui qui correspond au jour de naissance. Ainsi, on croisera respectivement des Nyima (soleil), Dawa (lune), Lhakpa (Mercure) et Pasang (Vénus). Cette même tradition se retrouve avec ses formes dérivées en Mongolie.


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