Une union au caractère avant tout philosophique et spirituel

Chez les Bouddhistes, le mariage existe, mais ce n’est pas une cérémonie : dès que deux personnes s’aiment et vivent ensemble, elles peuvent se dire « mariées ». Néanmoins, nombreux sont les couples qui souhaitent officialiser leur union au cours d’une fête. C’est souvent l’occasion d’annoncer à la famille le partage des sentiments et de rencontrer la famille du conjoint. Les spécificités du Bouddhisme donnent aux réjouissances un caractère philosophique.  

Le mariage bouddhiste : des spécificités véritables

Mariage bouddhiste

Le « mariage » à proprement parler consiste à vivre ensemble en harmonie, il est donc un fait et non pas une parole. Après avoir obtenu la bénédiction des parents, un moine bouddhiste peut être sollicité : son rôle consistera à bénir à son tour le couple et à lui souhaiter une vie sereine, en accord avec l’esprit du Dharma. Le mariage dure donc autant que dure le couple. Le bouddhisme admet d’ailleurs non seulement la monogamie, mais aussi la polygamie et la polyandrie, ne s’oppose pas au mariage ouvert aux homosexuels et la notion de « divorce » n’existe pas. La date du mariage est fixée, chez les Tibétains, par les parents après consultation du zodiaque, et les frais de mariage sont à la charge de la famille de l’époux. L’absence de règles en la matière permet en France une véritable latitude d’action.

Quelques traditions du mariage bouddhiste

Mariage dans le bouddhisme

La couleur rouge symbolise la chance et le nouveau départ : la nuit de noces, le lit est apprêté de draps rouges, couleur également de la robe de la mariée. Les maisons des familles sont décorées de rouge elles aussi. La veille du mariage, les conjoints pratiquent la cérémonie de la fertilité, en se peignant les cheveux quatre fois au clair de Lune. Le jour du mariage, la coutume veut que la mariée soit portée au Temple sans toucher le sol, un parapluie rouge ouvert au-dessus d’elle : ce rite favoriserait la fertilité. Quoi qu’il en soit, le respect de ces coutumes n’est pas impératif, tant que l’amour lie les époux. 

La portée philosophique de l’union 

Selon les Bouddhistes, l’âme n’est pas une entité close sur elle-même : il est possible de communier en harmonie avec le monde. Un couple est constitué de deux êtres qui ont trouvé un écho spirituel mutuel et qui avancent de concert sur le chemin de l’éveil.


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