Des coutumes et des valeurs associées à l’union en Église

Le mariage chrétien est culturellement très ancré dans les mœurs françaises. Riche en symboles, il est vecteur de valeurs dont on ne connaît pas toujours la signification, mais dont on admire la beauté. Dans la tradition catholique, l’union se fait impérativement à l’église selon des rites très souvent respectés. Elle est suivie de réjouissances au code également protocolaire. On observe quelques variantes chez les protestants et les orthodoxes.

mariage religieu

Les codes du mariage catholique

« C’est bête, mais la première image qui me soit venue à l’esprit en envisageant notre mariage chrétien fut la robe de mariée ! » nous confie Claire de Vanves. Blanche, elle symbolise initialement la pureté virginale. Mais le mariage est un véritable sacrement chez les catholiques : il initie l’union librement consentie d’un homme et d’une femme, qui se jurent fidélité éternelle et s’engagent pour fonder une famille. « Le mariage à l'église est sacré et la notion d'amour éternel est renforcée », affirment Denis et Nathalie, qui ont décidé de faire bénir leur union, sans être de fervents pratiquants. Car aujourd’hui encore, les rituels et la codification de l’église font partie des mœurs. Le mariage s’accompagne d’un folklore solennel qui relève autant de la culture que de la foi.

Le déroulement d’un mariage catholique

L’entrée comme la sortie de l’église s’accompagnent de chants et de musiques choisis de concert avec le prêtre : « pour l’entrée, nous n’avons pas eu notre mot à dire, car il fallait rester sérieux, mais nous avons décidé de diffuser du Queen à la sortie : c’était au son de leur musique que j’avais demandé Clothilde en mariage » avoue Mathieu. Très solennelle, l’entrée à l’office commence une fois les invités installés : le marié entre en premier, au bras de sa mère, puis la mariée accompagnée de son père. Ils se rendent à l’autel, où le prêtre bénit leur alliance. Des textes liturgiques sont lus par les témoins et, si l’assemblée est majoritairement chrétienne, le prêtre procède à l’eucharistie. Après que les jeunes époux se sont juré fidélité et ont procédé à l’échange des bagues, ils sortent de l’église, précédés des enfants d’honneur. C’est alors qu’éclate la joie accompagnée du crépitement des appareils photo. « Nous avions donné aux enfants d’honneur des pétales en papier et du matériel à bulles », précise Nadine, car l’ancienne tradition des grains de riz jetés à la volée est aujourd’hui déconseillée. « Aucun risque de glisser sur une bulle de savon ! » sourit-elle.

L’union maritale, un sacrement essentiel chez les orthodoxes

Chez les orthodoxes, le mariage revêt un caractère plus sacré encore que chez les catholiques. La théologie le conçoit comme fusion véritable de deux êtres, qu’elle consacre au cours d’un « couronnement ». Il succède à l’échange des alliances ; en fonction de l’obédience, russe ou grecque, les couronnes sont d’or, d’argent ou de feuilles et de fleurs.

L’union protestante n’est pas un sacrement

Chez les protestants, le mariage n’a pas une valeur sacrée : il consiste en une simple bénédiction de l’officiant, le plus souvent un pasteur. En contrepartie, la foi y apparaît plus centrale, dans la mesure où les conjoints n’ont pas souhaité une cérémonie religieuse pour son folklore, mais pour le sens qu’ils lui accordent : obtenir une bénédiction théologique. Les costumes des mariés sont souvent ceux du mariage catholique, pour leur esthétique et le souvenir d’une date mémorable.

 


Cet article vous a plu ? Partagez-le !


Articles à lire aussi :

Mariage Chrétien - Tout savoir en 10 minutes

Chez les musulmans, le mariage s’accompagne de coutumes très festives

Mariage bouddhiste : traditions et culture à portée philosophique

Mariage juif dans la tradition : coutumes et folklore