La cérémonie nuptiale à la synagogue est riche en rituels

Le mariage juif est particulièrement festif et haut en couleur. Il commence dès les préparatifs, avec la purification de la future mariée dans le bain rituel ou mikvé. À la suite du bain ont lieu les premières réjouissances, souvent accompagnées d’un petit buffet de pâtisseries. Le jour J, l’union a lieu le plus souvent à la synagogue. Les mariés se jurent fidélité sous un dais nuptial ou houpâ, après quoi ils sont fêtés par les convives.

synagogue

Une tradition et un folklore

Le jour J, les futurs mariés arrivent séparément à la synagogue, à jeun : « le fait d’avoir le ventre vide nous rend plus purs au regard de Dieu » se souviennent Éva et Nathan, fraîchement mariés. Le futur époux couvre sa fiancée d’un voile de pudeur ou badeken, puis la cérémonie a lieu sous le dais nuptial. « La tradition juive veut que la fiancée tourne sept fois autour de son promis », rappelle Éva. Le rabbin lit la bénédiction des fiançailles, après quoi les futurs conjoints goûtent au vin que leur propose l’officiant. L’homme passe l’alliance au doigt de sa promise et il la déclare unie à lui sous les lois d’Israël. On procède alors au bris des verres : « il symbolise la destruction du temple de Jérusalem et rappelle au couple son engagement religieux », insiste Nathan. La cérémonie est suivie d’un repas de fête très impressionnant. Au terme du repas, l’ensemble des invités récite les « sept bénédictions ». En outre, les sept jours qui suivent les noces sont l’occasion de fêter les jeunes époux, lesquels sont conviés à de nombreuses réjouissances : « tout est mis en œuvre pour que la semaine qui suit l’union soit inoubliable ! » conclut Éva dans un sourire.

Le mariage juif est très festif

Traditionnellement, les mariages juifs sont très démonstratifs. Les prestataires sont nombreux et les dépenses conséquentes. Les parents des futurs mariés se sentent investis du devoir de montrer à leurs enfants combien ils se réjouissent de leur union : « je me demande si toutes ces dépenses sont bien raisonnables », confie Moshe.

Le cérémonial n’a pas toujours lieu à la synagogue

Le rite juif tolère que certains mariages ne se déroulent pas à la synagogue, à la condition impérative qu’ils soient officialisés sous le dais nuptial. La présence d’un rabbin n’est pas non plus exigée, mais elle est vivement souhaitable afin d’éclairer le cérémonial de ses connaissances et compétences.

 


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