Les noces dans l’Islam : une simplicité protocolaire, mais des réjouissances fastueuses

En Islam, le mariage n’est pas un sacrement, mais un contrat passé entre un homme et la famille de son épouse. À l’issue d’un cérémonial relativement simple, les noces prennent une tout autre envergure : elles sont l’occasion de réjouissances très festives chères aux yeux des musulmans, mais peu protocolaires. L’essentiel est de diffuser et répandre auprès les convives la joie des jeunes époux.

mosquée

Un cérémonial cher aux musulmans

Dans le Coran, le mariage est considéré comme un moment clé de la vie d’un être humain. « Chez nous, il est presque inconcevable de finir sa vie célibataire », confie Icham en évoquant sa famille. Fort heureusement, il a fait la rencontre d’Amina durant ses études et ils ont très tôt souhaité s’unir par contrat. « Nous avons contacté notre mosquée, et avons ainsi pu préparer l’union avec un imam dûment reconnu. » Le mariage s’est déroulé au domicile d’Icham : contrairement aux autres religions monothéistes, il n’est pas nécessaire, chez les musulmans, de se marier dans le lieu de culte. Mais après le cérémonial, quel faste !

Des traditions très festives

Les noces musulmanes s’étendent sur plusieurs jours, parfois jusqu’à une semaine. En France, elles ont lieu la plupart du temps les samedi et dimanche : « ce sont les jours les plus appropriés à la fête et au déplacement des invités » estime Nabil. Le repas est pantagruélique, et la mariée change sept fois de robe : « c’est une tradition qui n’a rien de religieux, mais que l’on aime bien honorer », reconnaît en souriant Karima. Le marié suit parfois cette coutume, mais de façon moins systématique. Les festivités sont accompagnées de danses et de chants, distractions impératives aux yeux du jeune couple : « Nous avions fait venir plusieurs troupes de danseuses orientales et de musiciens, car il faut beaucoup d’animations pour faire durer une fête ! ».

Après les noces, les réjouissances se prolongent au domicile de la jeune épouse

Bien que ce ne soit pas impératif, il est de coutume que la mariée fête ses épousailles au domicile parental après la noce. Son époux ne prend pas part à ces dernières réjouissances et l’attend au domicile conjugal.

 


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