Les paroles blessantes entravent un apprentissage serein chez les petits

Les paroles qui blessent

Phrases accusatrices et paroles lapidaires sont à éviter dans les méthodes d’éducation positive de l’enfant. Au contraire, l’usage de termes adéquats ou le fait d’employer le « je » plutôt que le « tu » favorisent une meilleure compréhension chez les petits et, par conséquent, facilitent leur apprentissage des règles et des conséquences de leurs actes.

Les phrases accusatrices, une des erreurs classiques en éducation

Sachez parler de vos sentiments plutôt que de commenter le caractère ou la personnalité de vos enfants. Les termes que vous utilisez sont des vecteurs d’émotion et permettent à vos petits d’identifier les conséquences de leurs actes et d’appréhender les sentiments qu’ils suscitent chez les autres. Ainsi, préférez un « je suis très agacée quand tu m’interromps » à un accusateur « tu es impoli, tu m’interromps tout le temps » ou encore « je n’aime pas quand tu tapes ton petit frère, cela me met en colère » plutôt qu’un banal, mais néanmoins lapidaire « tu es méchant ! ». Décrire ce que l’on ressent est une des clés de la pédagogie positive, car cela favorise la coopération) de l’enfant, celui-ci comprenant plus facilement les conséquences qu’entraînent ses actions.

Les expressions toutes faites, autant de phrases incompréhensibles pour les enfants

La très entendue « C’est pour ton bien » ne respecte pas les besoins de l’enfant, qui finit par croire qu’il n’est pas capable d’identifier ses envies ou d’avoir un avis propre. Mieux vaut la remplacer par un simple « je sais que tu n’aimes pas les légumes, mais tu les manges quand même », une fois ses réticences écoutées bien sûr. Autre phrase classique : « Tu vas tomber/casser ton verre ! » : ne faites pas de prédiction, au risque de voir votre enfant perdre toute estime de soi et remplacez plutôt ces spéculations par de simples « j’ai peur que tu tombes/que tu casses ton verre, fais attention » bien plus constructives.

Attention au second degré, paroles souvent incomprises par les petits

« J’arrive dans 2 secondes » ou « papy va te manger », la subtilité de l’ironie et du second degré échappe aux très jeunes enfants. Même s’il s’agit d’une nuance qu’ils devront apprendre et maîtriser plus tard, assurez-vous dans un premier temps que vos phrases reflètent exactement la situation en cours.

 


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