Echanges de vœux : Inspirez-vous des plus belles lettres d’amour

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Entre pudeur, peur de parler en public et trac lié à ce grand jour, il n’est pas toujours évident de mettre des mots sur l’amour que l’on porte à l’autre. D’autant plus que les échanges de vœux, s’ils ont lieu, retiennent l’attention de tout le monde. Ce sera sans doute le moment le plus émouvant de votre journée ! Afin de vous aider, nous avons sélectionné pour vous des lettres d’amour que des personnes célèbres se sont échangées. On espère que cela vous inspirera !

De Guillaume Appolinaire à Louise de Coligny-Châtillon – 1914 :

« Vingt-quatre heures se sont à peine écoulées depuis cet événement que déjà l’amour m’abaisse et m’exalte tour à tour si bas et si haut que je me demande si j’ai vraiment aimé jusqu’ici. Et je vous aime avec un frisson si délicieusement pur que chaque fois que je me figure votre sourire, votre voix, votre regard tendre et moqueur il me semble que, dussé-je ne plus vous revoir en personne, votre chère apparition liée à mon cerveau m’accompagnera désormais sans cesse. »

bride and groom posing on the streets

Frida Kahlo à Diego Rivera – 1939 :

Ma nuit est comme un grand cœur qui bat.

Il est trois heures trente du matin.

Ma nuit est sans lune.

Ma nuit a de grands yeux qui regardent fixement une lumière grise filtrer par les fenêtres.

Ma nuit pleure et l’oreiller devient humide et froid.

Ma nuit est longue et longue et longue et semble toujours s’étirer vers une fin incertaine.

Ma nuit me précipite dans ton absence.

Je te cherche, je cherche ton corps immense à côté de moi, ton souffle, ton odeur.

Ma nuit me répond : vide ; ma nuit me donne froid et solitude.

Je cherche un point de contact : ta peau. Où es-tu ? Où es-tu ?

Je me tourne dans tous les sens, l’oreiller humide, ma joue s’y colle, mes cheveux mouillés contre mes tempes.

Ce n’est pas possible que tu ne sois pas là.

Ma tête erre, mes pensées vont, viennent et s’écrasent, mon corps ne peut pas comprendre.

Mon corps te voudrait.

Mon corps, cet aléa mutilé, voudrait un moment s’oublier dans ta chaleur, mon corps appelle quelques heures de sérénité.

Ma nuit est un cœur en serpillière.

Ma nuit sait que j’aimerais te regarder, chaque courbe de ton corps, reconnaître ton visage et le caresser.

Ma nuit m’étouffe du manque de toi.

Ma nuit hurle et déchire ses voiles, ma nuit se cogne à son propre silence, mais ton corps reste introuvable. Tu me manques tant. Et tes mots. Et ta couleur.

[…]

Le jour va bientôt se lever. »

Auguste Rodin à Camille Claudel – 1886 :

« Ma féroce amie,

Ma Camille sois assurée que je n’ai aucune femme en amitié, et toute mon âme t’appartient.

Je ne puis te convaincre et mes raisons sont impuissantes. Ma souffrance tu n’y crois pas, je pleure et tu en doute [sic]. Je ne ris plus depuis longtemps, je ne chante plus, tout m’est insipide et indifférent. Je suis déjà mort et je ne comprends plus le mal que je me suis donné pour des choses qui me sont si indifférentes maintenant. Laisse-moi te voir tous les jours, ce sera une bonne action et peut-être qu’il m’arrivera un mieux, car toi seule peut me sauver par ta générosité.

Ne laisse pas prendre à la hideuse et lente maladie mon intelligence, l’amour ardent et si pur que j’ai pour toi enfin pitié ma chérie, et toi-même en sera récompensée.

Rodin »

 

 

Couple in love laughing and having fun at sunset with sun flares

George Sand à Alfred de Musset – 1835 :

« Je suis très émue de vous dire que j’ai bien compris l’autre soir que vous aviez toujours une envie folle de me faire danser. Je garde le souvenir de votre baiser et je voudrais bien que ce soit là une preuve que je puisse être aimée par vous. Je suis prête à vous montrer mon affection toute désintéressée et sans calcul, et si vous voulez me voir aussi vous dévoiler sans artifice mon âme toute nue, venez me faire une visite. »

 

Lettre d’amour d’Edith Piaf à Marcel Cerdan – 1949 :

« Dès que je pense qu’une chose peut te faire de la peine, même si tu ne le sauras jamais eh bien, il n’y a rien à faire, c’est plus fort que moi, je ne peux pas la faire. J’imagine tes beaux yeux chéris posés sur moi et j’ai comme l’impression d’être mise à nu. Quelle puissance et quelle domination tu as sur moi ! Vrai de vrai, tu m’as bien eue ! Chéri ! N’oublie pas tes médailles, pense à moi. Si tu peux aller à l’église cinq minutes le jour du combat, vas-y ! Mon petit que j’adore, à tes pieds que j’aime, je suis à toi, tout à toi. Mon souffle est lié au tien. Je suis tout ce que tu veux, ton esclave, ta servante, ta maîtresse et surtout celle qui t’aime. Oh ! Qui t’aime, plus que jamais. Personne ne t’a aimé et ne t’aimera jamais plus que moi. Au revoir, mon petit maître adoré, mon seigneur si grand. Je t’aime, t’aime, t’aime. Moi. »

 

Camille est LA jeune maman du groupe, elle en connait un rayon sur les biberons, la recherche de prénoms ou des faire-part canons (elle aime aussi les rimes). Ah oui, dans la vie elle est graphiste :)

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